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Road trip au Japon : une autre façon de découvrir le pays.

Prendre le volant, ralentir, s'égarer un peu. Le Japon des routes n'a rien du Japon des guides.

Thomas, correspondant TokyoOctobre 2025
Road trip au Japon : une autre façon de découvrir le pays

Le Japon se voyage magnifiquement en train. C'est une évidence — et c'est presque devenu un réflexe. Mais à côté des grandes lignes du Shinkansen, il existe un autre pays, plus lent, plus discret, que seule une voiture permet de vraiment traverser.

Ce que la voiture change.

En train, on relie des points. En voiture, on relie des paysages. La péninsule de Noto, les routes côtières de Shikoku, les vallées d'Iya, les rizières en terrasse de Niigata, les alpages de Nagano : autant de régions qui restent invisibles à qui suit uniquement les rails. Là-bas, on croise plus de sangliers que de touristes.

Un pays fait pour la conduite.

Les routes japonaises sont impeccables, les panneaux traduits en anglais, les conducteurs d'une courtoisie désarmante. Le GPS fonctionne en français. Les stations-service font le plein pour vous, nettoient votre pare-brise, et vous saluent d'une révérence en repartant. C'est peut-être le pays le plus reposant au monde pour prendre le volant.

L'art de l'écart.

Le vrai luxe d'un road trip japonais, c'est de pouvoir s'arrêter. Un café perdu au bord d'une rivière, un atelier de potier signalé par un simple noren, un temple sans nom au bout d'un chemin de terre. Ces rencontres-là ne figurent dans aucun itinéraire. Elles arrivent parce que l'on a laissé la place au hasard.

« Le train vous montre le Japon. La voiture vous laisse le rencontrer. »

Nous ne recommandons pas le road trip pour toutes les régions — Tokyo ou Kyoto se traversent mieux à pied. Mais dès qu'il s'agit de la campagne, des littoraux, des montagnes ou des îles, nous glissons volontiers une voiture dans l'itinéraire. Une carte annotée, quelques adresses confidentielles, et le reste s'écrit tout seul.